En parallèle de son activité de chuchoteur (un des seuls, sinon le seul au monde, il faut le rappeler), Émile Mouette s’était mis en tête de déblayer tout le réseau de galeries acoustiques. Il semblerait que la bouche d’égout qu’il utilisait pour entrer dans les sous-sols de Blain, soit celle qui se trouve aujourd’hui à gauche du supermarché Lidl. C’est sans doute pour ça qu’on y a installé sa tombe (symbolique, le corps d’Émile n’ayant jamais été retrouvé) juste à côté.
Il semblerait également qu’Émile faisait du « trafic » de sable ou autre avec les marins du canal de Nantes à Brest. Est-ce en lien avec cette activité de déblayage des souterrains, l’information reste à vérifier.
Nous avons également reçu un témoignage d’une personne dont la grand-mère a été amoureuse d’Emile. Cette femme travaillait dans un des bars du port de Brest. Aux dires de cette personne, Emile aurait été quelqu’un qui aurait connu de nombreuses amantes – et notamment dans cette ville de Brest dans les années 30. Après renseignements, la chose semble plausible qu’Emile ait séjourné là-bas (fait renforcé par plusieurs témoignages qui parle de descente en péniche le long du canal pour plusieurs semaines). Il est par contre peu probable qu’Emile Mouette se soit installé à Brest car durant la même période, son activité de déblayage des galeries acoustiques était importante. Il est possible qu’il y ait un lien entre ce déblayage de souterrains et ses voyages à Brest. Il en profitait alors pour charmer les demoiselles avec “une sensualité (qui) s’exprimait par le fait de chuchoter des choses à l’oreille des femmes, qui en tombaient folles amoureuse. Certaines moururent de chagrin de ne jamais le revoir.”

La femme supposée d'Emile Mouette
[Nous avons reçu la photo de celle qui aurait été la femme d’Émile Mouette. N’ayant pu retrouver ni sa date de mariage ni le nom de cette femme, nous prions toute personne qui puisse la reconnaitre de nous le faire savoir].
Concernant sa vie amoureuse tumultueuse, l’arrière petite fille de la tante d’une cousine à Emile nous a rapportée également qu’il allait également dans un bar sur le port de Blain où officiait des “filles de joies”. Séducteur, coureur de jupon… et marié. De toute évidence Emile était un homme à femmes, un alcoolique notoire, et certainement le plus grand poète ignoré que Blain n’ai jamais connu. Une vie de fou !
En 1954, Émile Mouette meurt. La date de sa mort n’est pas précise, car le corps du chuchoteur n’a jamais été retrouvé ; il est actuellement encore dans les sous-sols de Blain. De récentes fouilles pour le retrouver ont été entreprises récemment sur le site où se trouve actuellement la médiathèque (avant la construction de celle-ci) – sans succès ! Toutefois, on peut dater assez précisément sa mort : on a acté sa disparition le 5 septembre 54 (d’après les registres municipaux – à demander en Mairie ou archives départementales) et il aura fait son dernier chuchotement, soit le denier, soit l’avant-dernier dimanche d’Août (information connue par le témoignage oral d’un ancien).
N’hésitez pas à compléter nos informations avec des témoignages, des anecdotes ou autre. Nous prenons tout !