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Chers internautes, vous venez d’entrer sur le blog officiel de l’association des amis du chuchoteur.

Ce cyberespace est consacré à la mémoire d’Émile Mouette, au réseau de galeries acoustiques, et au patrimoine discret de Blain (avec ses incongruités hors du commun !). Pour plus de détails reportez-vous aux catégories sur la droite de l’écran.

Nous espérons que vous passerez un moment agréable en notre compagnie et nous vous souhaitons une bonne visite.

Publié dans : on 8 août 2009 at 21:41  Commentaires (6)  

Le seul musée français consacré aux fèves

Avec une collection regroupant plus de 20 000 fèves, le musée de Blain reste le seul et unique musée de la fève en France.

Musée de Blain

Exposées par roulement, les différentes collections enchanteront petits et grands, grâce à une grande variété de fèves, allant de Babar au Vendée Globe, en passant par Davy Crockett et les phares de France.

Un petit échantillon de la collection regroupant les différents matériaux de fabrication : végétal, plastique, porcelaine, céramique, métal doré.

Le site du musée de Blain.

Publié dans : on 3 janvier 2012 at 21:25  Laisser un commentaire  

Marie-Julie Jahenny (1850-1941)

Les stigmatisées, ça court pas les rues (ni les églises, ni les champs, ni les bordels…). Nous avons la chance d’en avoir une à Blain, et pas des moindres : même les USA nous l’envie !

Vous trouverez ci-dessous quelques éléments biographiques extraits du site spiritualitechretienne.blog4ever.com. Il existe également un site officiel qui lui est consacré.

Née au hameau de Coyault, sur la commune de Blain, en Loire Atlantique, le 13 février 1850, au sein d’une famille très pieuse, Marie-Julie, fille de Charles Jahenny et de Marie Boya est l’aînée de 5 enfants. Quand elle avait trois où quatre ans, ses parents vinrent s’installer à La Fraudais, sur la même commune de Blain. Hameau, qu’elle ne quittera jamais plus. Dès son plus jeune âge, elle eut un grand amour pour la prière et pour la Croix du Seigneur, aussi, à l’insu de ses parents elle s’imposait de redoutables mortifications. Dès sa première Communion, elle est attirée par le Saint Sacrement et passe volontiers de longs moments devant le Tabernacle. Dès qu’elle le peut, elle rejoint le Tiers Ordre de Saint François.

Marie-Julie ne fut scolarisée que 6 mois. A 16 ans, on la plaça au service d’une famille, mais sa faible constitution ne lui permit d’y rester que 6 mois. Cela fut suffisant pour édifier ses maîtres. Si rien de transcendant n’appelait sur elle l’attention avant sa stigmatisation, son confesseur et ceux qui la connaissaient n’en furent pourtant pas étonnés: “On voyait bien qu’elle n’était pas comme les autres…”

Publié dans : on 27 octobre 2011 at 10:47  Laisser un commentaire  

Le prout burger

Blain, petite ville tranquille aux apparences trompeuses, ne cessera jamais de nous surprendre. En effet, on sert, dans un des café-brasserie, une spécialité culinaire intéressante et originale : le Prout Burger.

C’est une sorte de Hamburger Ruralo-ouvrier pour ceux qu’ont vraiment la dalle. Après t’as plus fin (même pendant d’ailleurs), mais c’est que du bon : du pain, 2 steak, du bacon, du fromage, des concombres, des tomates….

Ceci n'est pas un Prout Burger.

Publié dans : on 14 septembre 2011 at 15:35  Laisser un commentaire  

La chapelle Saint-Roch

Présentation de la chapelle Saint-Roch de Blain (Wikipédia) : ” C’est une chapelle édifiée en 1450 par Alain IX de Rohan après que la peste se fut abattue sur Blain. Les Blinois jurèrent d’élever une chapelle à Dieu si la maladie les épargnait. La chapelle a été construite sur l’emplacement d’un lieu de culte païen appelé « Pierre Folle ». Elle a longtemps servi de siège à la frairie du château.

Jusqu’en 1966, c’était un lieu de pèlerinage.

La chapelle Saint-Roch à Blain

Fortement remaniée au XIXe, elle abrite la plus grande fresque du XXe siècle, réalisée par l’association « Château et Essor blinois » de 1990 à 1993 dans la technique « a fresco ». Une œuvre de plus de 100 m2, dont l’une des rares représentations de la Danse Macabre et d’autres scènes de la vie chrétienne “.

Publié dans : on 17 août 2011 at 18:51  Laisser un commentaire  

La loge du crieur

Située Route de Nantes, elle vient d’être restaurée par la Ville de Blain. C’est un bâtiment assez rare en Loire-Atlantique qui permettait au crieur public d’officier juste à côté du champ de foire. Nous ignorons la période d’activité du crieur public à Blain – et s’il a connu le chuchoteur….

Loge du crieur (hucheur)

Publié dans : on 8 mai 2011 at 18:26  Laisser un commentaire  

Le plus grand club de chiens de traineaux est basé à Blain

“Contrairement à une idée reçue, les clubs de chiens de traîneaux ne sont pas tous installés en montagne. Loin de là, même ! Le plus important, en nombre d’adhérents, est situé à Blain ! Il a été créé par un passionné, Daniel Raballand. Compet (Comité d’Organisation et de Management des Performances pour l’Ethique du Traineau à chiens nordiques) compte 85 membres, tous amoureux des fameux huskies, ces chiens sportifs, jamais rassasiés de kilomètres et rarement gênés par le froid”.

C’est Pulcéo, (une web TV locale) qui est à l’origine du sujet. Retrouvez l’interview de Daniel Raballand ici.

Publié dans : on 18 mars 2011 at 10:54  Laisser un commentaire  

La carte postale tridimensionnelle

Situé sur la route de St Nazaire, il s’agit d’une carte postale géante dont seule la structure formelle a été réalisée de manière concrète. Le contenu, c’est-à-dire l’impression iconographique, est directement lié à ce que voit l’observateur à travers le cadre, et peut donc évoluer suivant l’emplacement de la personne qui regarde (le point le plus pertinent est sans nul doute l’emplacement où le Château de la Groulais apparait dans le cadre).

Carte postale tridimensionnelle

Cette incongruité ne révèlent-elle pas, avec force simplicité, le rapport essentiel entre l’objet et le sujet ? ” Ce que vise la conscience, nous dit Jean Zin, est un réel effectif dans un but pratique, ce qui est visé doit pouvoir être atteint. C’est donc bien l’intentionalité qui est constituante de l’objet (le sujet vise l’objet avant de le voir), mais cette intentionalité est elle-même constituée” (ici par le cadre de la carte postale). [...] “Le problème est bien celui de l’unité du sujet et de l’objet [incarné par la photo selon nous], unité qui n’existe qu’en acte, unité pratique, c’est-à-dire vivante, du local et du global.”

Publié dans : on 19 janvier 2011 at 13:03  Laisser un commentaire  

L’incroyable histoire de l’Arche # 3

Au début du 20ème siècle, Émile Mouette se passionne pour l’incroyable histoire de l’arche. Il décide de la faire revivre en se substituant au réseau de galeries souterraines. En 1919, il se proclame “chuchoteur public”. Les habitants ne viennent plus parler à l’interphone mais ils vont se confier à Émile, sous l’arche tous les dimanches. C’est lui ensuite qui va répandre la parole dans la commune en chuchotant aux blinois ce qu’on lui avait dit.

Émile a une autre raison de vivre. Il veut déblayer les souterrains pour qu’après sa mort l’Arche fonctionne à nouveau toute seule. Toutes les nuits, il descend creuser. Sa mort restant un mystère, on peut supposer qu’il est mort dans les sous-sols de Blain.

En septembre 1954. Émile Mouette meurt. Et avec lui, le seul chuchoteur au monde. Blain en oublie son Arche, qui sera détruite, et redevient la ville où personne n’est au courant de rien !

 En 1992, le conseil municipal de l’époque décide de réhabilité : l’Arche est reconstruite sur son emplacement historique. (Notons la qualité d’enduit incomparable, qu’on ne retrouve plus que dans les meilleurs lotissements).

Plaque sur l'Arche

Publié dans : on 13 janvier 2011 at 21:00  Laisser un commentaire  

Émile Mouette – Éléments biographiques # 2

En parallèle de son activité de chuchoteur (un des seuls, sinon le seul au monde, il faut le rappeler), Émile Mouette s’était mis en tête de déblayer tout le réseau de galeries acoustiques. Il semblerait que la bouche d’égout qu’il utilisait pour entrer dans les sous-sols de Blain, soit celle qui se trouve aujourd’hui à gauche du supermarché Lidl. C’est sans doute pour ça qu’on y a installé sa tombe (symbolique, le corps d’Émile n’ayant jamais été retrouvé) juste à côté.

Il semblerait également qu’Émile faisait du « trafic » de sable ou autre avec les marins du canal de Nantes à Brest. Est-ce en lien avec cette activité de déblayage des souterrains, l’information reste à vérifier.

Nous avons également reçu un témoignage d’une personne dont la grand-mère a été amoureuse d’Emile. Cette femme travaillait dans un des bars du port de Brest. Aux dires de cette personne, Emile aurait été quelqu’un qui aurait connu de nombreuses amantes – et notamment dans cette ville de Brest dans les années 30. Après renseignements, la chose semble plausible qu’Emile ait séjourné là-bas (fait renforcé par plusieurs témoignages qui parle de descente en péniche le long du canal pour plusieurs semaines). Il est par contre peu probable qu’Emile Mouette se soit installé à Brest car durant la même période, son activité de déblayage des galeries acoustiques était importante. Il est possible qu’il y ait un lien entre ce déblayage de souterrains et ses voyages à Brest. Il en profitait alors pour charmer les demoiselles avec “une sensualité (qui) s’exprimait par le fait de chuchoter des choses à l’oreille des femmes, qui en  tombaient folles amoureuse. Certaines moururent de chagrin de ne jamais le revoir.”

La femme supposée d'Emile Mouette

[Nous avons reçu la photo de celle qui aurait été la femme d’Émile Mouette. N’ayant pu retrouver ni sa date de mariage ni le nom de cette femme, nous prions toute personne qui puisse la reconnaitre de nous le faire savoir].

Concernant sa vie amoureuse tumultueuse, l’arrière petite fille de la tante d’une cousine à Emile nous a rapportée également qu’il allait également dans un bar sur le port de Blain où officiait des “filles de joies”. Séducteur, coureur de jupon… et marié. De toute évidence Emile était un homme à femmes, un alcoolique notoire, et certainement le plus grand poète ignoré que Blain n’ai jamais connu. Une vie de fou !

En 1954, Émile Mouette meurt. La date de sa mort n’est pas précise, car le corps du chuchoteur n’a jamais été retrouvé ; il est actuellement encore dans les sous-sols de Blain. De récentes fouilles pour le retrouver ont été entreprises récemment sur le site où se trouve actuellement la médiathèque (avant la construction de celle-ci) – sans succès ! Toutefois, on peut dater assez précisément sa mort : on a acté sa disparition le 5 septembre 54 (d’après les registres municipaux – à demander en Mairie ou archives départementales) et il aura fait son dernier chuchotement, soit le denier, soit l’avant-dernier dimanche d’Août (information connue par le témoignage oral d’un ancien).

N’hésitez pas à compléter nos informations avec des témoignages, des anecdotes ou autre. Nous prenons tout !

Publié dans : on 7 décembre 2010 at 22:47  Laisser un commentaire  

L’incroyable histoire de l’Arche # 2

Début 19ème siècle, le maire de l’époque, inspiré par les techniques parisiennes, décide de protéger ces points d’écoute (entrées et sorties acoustiques). Il fait installer des bouches d’égouts et des soupiraux. Le hasard a voulu que le nom même de bouche d‘égout et de soupirail soit adapté au réseau de galeries acoustiques. Bouche, soupir : un vocabulaire de l’oralité qui témoigne effectivement que ces objets servent à répandre la parole.

Entrée du réseau transformée en bouche d'égout

1830 : un événement dans l’histoire de Blain va entraîner la destruction du réseau de galeries acoustiques. Le creusement du canal de Nantes à Brest provoque une énorme arrivée d’eau qui inonde le sous-sol et entraîne la destruction des souterrains.

Des arrivées d'eau parfois incontrôlables.

L’arche ne peut donc plus répandre la parole des habitants ! Blain perd son principal moyen de communication et devient cette ville où personne n’est au courant de rien.

Publié dans : on 21 novembre 2010 at 09:43  Laisser un commentaire  
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