Début 19ème siècle, le maire de l’époque, inspiré par les techniques parisiennes, décide de protéger ces points d’écoute (entrées et sorties acoustiques). Il fait installer des bouches d’égouts et des soupiraux. Le hasard a voulu que le nom même de bouche d‘égout et de soupirail soit adapté au réseau de galeries acoustiques. Bouche, soupir : un vocabulaire de l’oralité qui témoigne effectivement que ces objets servent à répandre la parole.
1830 : un événement dans l’histoire de Blain va entraîner la destruction du réseau de galeries acoustiques. Le creusement du canal de Nantes à Brest provoque une énorme arrivée d’eau qui inonde le sous-sol et entraîne la destruction des souterrains.
L’arche ne peut donc plus répandre la parole des habitants ! Blain perd son principal moyen de communication et devient cette ville où personne n’est au courant de rien.

